: Les feuilles mortes

Les feuilles mortes

En ma qualité d’inspecteur Responsable du Service Circulation Routière de la zone de Police Boraine, pour éviter un accident, je crois en cette période de l’année, qu’il n’est pas inutile de rappeler parfois les dangers liés à cette problématique.

Comme vous l’avez remarqué, nous n’avons pas eu ces derniers temps des conditions atmosphériques très favorables, même si nous avons eu quelques beaux jours.

Mais la saison est là, le temps change rapidement et les conditions atmosphériques deviennent franchement défavorables, certains jours.
La pluie qui tombe et surtout le vent relativement fort qui souffle à certains moments dépouille les arbres d’une bonne partie de leurs feuilles.
Celles-ci tombent bien évidemment sur le sol, et dés lors, les conducteurs qui circulent sur nos routes sont confrontés depuis quelque temps déjà, avec un problème tout à fait de saison, et qui revient chaque année à cette  période, c’est le danger que constituent les feuilles mortes.

La pluie et les vents violents ne font rien pour arranger les choses.

L’humidité accélère en effet le processus de pourrissement et rend les feuilles très visqueuses.

Si l’endroit où vous circulez est couvert de feuilles (je pense ici aux traversées de bois et aux axes routiers bordés d’arbres, entre-autre, mais également à certaines de nos routes communales), donc des endroits où vous circulez, votre situation ne sera guère plus brillante que si vous circuliez sur du savon noir.

Cela revient à dire que vous devez adapter votre conduite aux circonstances.

N’oubliez pas que l’article 10 du code de la route prescrit entre-autre que « tout conducteur doit régler sa vitesse, dans la mesure requise par l’état de la route, pour qu’elle ne puisse être une cause d’accident »

Pas question donc de donner de coup de freins violent.

Pas question non plus d’aborder des virages à grande vitesse.

A ce sujet, est-il encore bien nécessaire de rappeler aux conducteurs que c’est avant d’entrer dans un virage que le ralentissement doit avoir lieu et non lorsqu’on est déjà engagé.

Attention à la chaussée non humide, même quand la chaussée est sèche, le danger des feuilles mortes est loin d’être négligeable.

Si la partie supérieure des feuilles est sèche, cela ne signifie nullement que la face en contact avec le sol l’est aussi.

Dés lors lorsque votre voiture passera dessus, le résultat sera le même que si la route était mouillée.


En conclusion, la chute des feuilles ne fait qu’ajouter un élément négatif à la sécurité des conducteurs qui n’est déjà pourtant pas très grande en cette saison.

Je pense aux routes mouillées avec le phénomène de l’aquaplaning, à l’éclairage des véhicules vu le raccourcissement des jours et aussi au problème du transport des betteraves avec la terre qui se détache des roues du véhicule et les betteraves qui tombent d’une remorque ou d’une benne parfois surchargée.

Il ne faut pas oublier, que le danger est également présent pour les piétons, les cyclistes les cyclomotoristes, les conducteurs de voitures, camionnettes et camions en fait tous les usagers de la route peuvent être confrontés à ce danger.

J’espère que cette prévention pourra vous éviter de vous retrouver parmi la liste déjà trop longue, depuis le début de l’année, de personnes accidentées.


Soyer particulièrement prudents en cette période et encore une fois, adaptez votre vitesse aux circonstances.

Bonne route à tous.


CAROY Bertrand

Responsable du Service Circulation Routière