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Plus de la zone : Salle d'audition vidéo-filmée

Salle d’auditions vidéo-filmées

  • La philosophie de la circulaire ministérielle du 16/07/01 est que les auditions vidéofilmées
    doivent se dérouler de manière non suggestive, progressive et surtout dans le
    respect des mineurs.

  • Cette circulaire détermine le profil des interviewers, les catégories de personnes
    interrogées (victime ou témoin de faits de moeurs, de maltraitances graves ou toutes
    autres infractions dont le magistrat estimerait utile à ainsi que les modalités
    d’enregistrement.
  • Elle précise aussi que les auditions ne peuvent se faire que sur ordre du Procureur du
    Roi ou du Juge d’Instruction.
  • Les auditions de mineurs se font avec une approche spécifique qui prend en
    compte les divers paramètres liés au statut particulier de la personne interrogée,
    c'est-à-dire en fonction de son âge, son développement cognitif, émotionnel,
    affectif, linguistique qui peut varier très fort d’un individu à l’autre (question de
    maturité). Il est à signaler que les personnes handicapées peuvent aussi être
    auditionnées de cette manière.

  • Pour ces raisons, il est obligatoire que le personnel qui auditionne soit qualifié et qu’il
    ait reçu la formation adéquate. Lors de ces enregistrements, d’autres personnes
    peuvent être présentes. L’expert psychologue désigné par le Parquet dans le but
    d’analyser la crédibilité du témoignage et de fournir à l’autorité tout renseignement
    susceptible de l’éclairer sur la personnalité de l’enfant. Secondement, le mineur peut
    être accompagné d’une personne dite de confiance. Cependant, malgré la
    présence éventuelle, ces personnes n’ont pas le droit d’interférer au déroulement de
    l’audition.

  • Le fait d’instaurer des auditions vidéo-filmées permet d’éviter de multiplier les
    auditions et de restituer fidèlement la parole de l’enfant, l’objectif étant de diminuer
    l’effet traumatisant et de ce fait, amoindrir les risques de victimisation secondaire.

  • De plus, elle permet d’éviter la confrontation avec l’auteur supposé.

  • Toutes ces notions nous ont incité à créer au sein de notre zone ce local afin
    d’optimiser le service au citoyen.

  • Pourquoi était-il important d’avoir un local d’auditions vidéos-filmées au sein
    de notre zone de police ?

  • Notre zone depuis sa création, et ce en symbiose avec les principes directeurs de la
    réforme des polices a toujours mis en avant un service de proximité pour le citoyen.
    L’aménagement de ce local s’inscrit dans cette logique.

  • Selon nous, cette initiative permettra aux personnes convoquées d’être moins
    perturbées par le fait qu’elles sont entendues en un lieu qui ne leur est pas inconnu.

  • Une salle d’attente propre au service jeunesse jouxte le dit local. Ceci permet aux
    familles et aux enfants d’attendre en toute discrétion. Un coin « jeu » y est aménagé
    pour les plus petits.

  • De plus, nous mettons à la disposition de la famille de la victime, notre assistante
    sociale lors de l’audition de leur enfant. Elle est à leur écoute et leur apportera
    soutien, informations et orientation.

  • Et enfin, le fait d’avoir ce local aménagé à proximité ne peut signifier qu’un gain de
    temps, et pour les victimes, et pour les policiers de notre service et nous permet
    d’échapper aux délais trop importants inhérents à la réservation d’un local d’une
    autre police. De plus, la circulaire insiste sur le fait que le mineur doit être auditionné
    le plus près de son domicile.