Par Service communication
Publié le 17 mars 2026 à 10:58 Imprimer
Le regard qui ne dort jamais
Au sein de la Zone de Police Boraine, la protection des 105 000 habitants repose sur un équilibre millimétré entre la présence policière et les caméras urbaines.
En ce début d'année 2026, notre réseau de caméras, baptisé « Lynx », célèbre ses 25 ans. Cet anniversaire n'est pas qu'une simple étape chronologique ; il marque en effet l'apogée d'un outil devenu incontournable en matière de lutte contre la délinquance urbaine.
L'héritage de l’Euro 2000 : Une naissance sous haute tension
Les débuts du réseau Lynx est indissociable d'un contexte de tensions : l'Euro 2000 de football. À l'époque, la Police Communale de Quaregnon devait relever un défi sécuritaire sans précédent pour déceler et contenir les possibles débordements de hooligans, particulièrement sur la place de Quaregnon. C'est dans ce climat d'urgence que les 3 premières caméras ont été déployées faisant de notre Zone un véritable laboratoire technologique.
Mais ce qui ne devait être qu'un dispositif temporaire s’est rapidement mué en une structure pérenne de gestion de l’espace public.
Des caméras fixes aux caméras mobiles
Le réseau fixe « Lynx » s'appuie désormais sur 44 caméras couvrant les points stratégiques de Boussu, Colfontaine, Frameries, Quaregnon et Saint-Ghislain.
La révolution opérationnelle majeure réside dans l’introduction, dès 2021, des caméras mobiles baptisées « CAMéléon », 5 dispositifs qui offrent une flexibilité totale :
• Indépendance énergétique et réseau : alimentées par batteries et connectées via le réseau GSM 4G, elles s'affranchissent de toute contrainte de câblage.
• Déploiement éclair : elles s'installent rapidement sur n'importe quel support (pylône, balcon, rambarde).
• Agilité stratégique : elles permettent des tests de mobilité (comme le sens unique de la rue Jules Cousin) ou la sécurisation de zones touchées par une criminalité itinérante soudaine.
Plus qu’une surveillance : un outil social et humain orienté données
Le réseau Lynx n'est pas un simple instrument de répression ; c'est un outil social qui s'inscrit dans la « lutte contre la délinquance urbaine ». Les statistiques de l'année 2024 démontrent l'impact concret de celui-ci :
• 137 recherches de personnes disparues (personnes désorientées ou fugues).
• 196 constats de dépôts sauvages, luttant activement contre les incivilités environnementales.
• Sécurité routière : 207 constats de conduite dangereuse et 387 avertissements de roulage, sans oublier la sécurisation systématique des abords d’écoles.
• Gestion de l’ordre public : 27 interventions sur des rassemblements gênants et l'identification d'auteurs de délits de fuite.
L’efficacité du système repose sur une symbiose homme-machine. Puisque les images transmises en direct au sein de notre dispatching permettent en temps réel d’orienter les patrouilles de terrain.
2026 : L’intelligence artificielle aux portes de la ville
L’évolution du réseau Lynx entre aujourd'hui dans une phase « historique ». En ce début d'année 2026, l’Intelligence Artificielle (I.A.) s'apprête à transformer le flux vidéo passif en un outil proactif.
L'un des sites pilote choisi pour cette transition est celui de la nouvelle caméra installée au lieu-dit des « Quatre Pavés » à Frameries. Ce test grandeur nature permettra d'automatiser la détection de comportements anormaux ou de situations à risque, libérant ainsi du temps d'analyse pour les opérateurs et augmentant drastiquement la réactivité des services de secours.
Un équilibre entre vigilance et proximité
En 25 ans, le réseau Lynx est passé d’un simple oeil électronique anti-hooligan à un système technologique complet. Car la technologie, loin de remplacer l'humain, sublime l'action policière en lui offrant encore plus de réactivité.